PIAF : de la mutualisation des producteurs franciliens vers l’indépendance.

Lors de la journée de lancement de l'ESS, nous avons pu entendre la voix d'Yves, disquaire sur internet. Il évoqua la crise du (...)

Lors de la journée de lancement de l’ESS, nous avons pu entendre la voix d’Yves, disquaire sur internet. Il évoqua la crise du secteur musical et les changements qui en découlent, notamment le rassemblement des petits producteurs et l’émergence d’une nouvelle façon de produire qui s’inscrit dans l’ESS.

Le secteur musical est en crise depuis 10 ans. Les petits producteurs ont de plus en plus de mal à s’imposer sur le marché, et ont donc besoin de se regrouper afin de se soutenir. De nombreuses fédérations régionales de labels indépendants ont été créées dans ce sens, notamment en Ile-de-France la fédération PIAF : Producteurs Indépendants et Autoproduits Franciliens.

Au départ, seulement quatre labels existaient. Il y en a 20 aujourd’hui, mais qui ont du mal à se fédérer, à se multiplier et à devenir plus affluents car ils font face à des difficultés organisationnelles. De plus, il existe un grand nombre de labels autonomes en Ile-de-France. Or la configuration de la région ne facilite pas leur fédération. En outre, subsiste un problème de coordination, dû au manque de coordinateurs, d’où découle un manque de financement.

Afin d’être plus visible, PIAF organise et participe à des événements appartenant à l’ESS, comme GIRAF et GIMI. Les objectifs sont les suivants : crédibilité, mise en réseau, mutualisation, aide à la distribution (très attendue par les artistes et les adhérents).

Dans le domaine musical, l’ESS passe notamment par l’organisation : principes démocratiques, financements publics (donc pas de profit), principe de diversité (car domaine appartenant à la culture).

La notion d’indépendance (opposée aux « majors », constituant le réseau d’acteurs plus proche du consommateur et de l’artiste) est au cœur de l’adhésion à PIAF.

Voici 4 focus liés à la fédération et au milieu de la musique :

– Intermédiaires : aujourd’hui, la crise fait mal aux majors, mais il n’y a jamais eu autant d’artistes et de disques. Il s’opère donc une suppression des intermédiaires : tandis que l’artiste est en pleine possession de son consommateur, il bénéficie cependant de moins de réseau, et a plus de difficulté à vendre. C’est la précarité de l’intermittence.

– Emplois : il y a beaucoup d’emplois aidés, et on observe une mutualisation d’emplois.

– Aides : il y en a beaucoup de sociétés d’auteurs, de producteurs ; il existe également des aides en nature (clusters au loyer).

– Innovation : la mutualisation ; il s’opère un pressage, car il faut baisser le prix des CD coûte que coûte.

Il n’existe pas de label ESS dans la musique. Hadopi n’est pas préoccupé par cela, et l’actuel ministre de la culture n’est pas très intéressé par la musique. PIAF aspire à la création de ce label à terme. C’est pourquoi l’entrée d’un artiste dans la fédération PIAF doit être le fruit d’une démarche politique. Il ne peut pas venir uniquement dans le but d’obtenir quelque chose. Il s’agit d’une mise en réseau, et l’artiste doit participer à l’action collective.

 

Soline Gardent, étudiante en licence professionnelle métiers de la gestion des associations

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